𝐌𝐚 𝐩𝐡𝐢𝐥𝐨𝐬𝐨𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞, à 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐲𝐨𝐠𝐚
Si vous m’aviez demandé il y a vingt ans ce que je voulais faire de ma vie, je vous aurais probablement parlé de biologie.
J’ai consacré dix années à la recherche scientifique, avec la même curiosité qui m’anime encore aujourd’hui : comprendre comment les choses fonctionnent.
𝑨𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊, 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒄𝒖𝒓𝒊𝒐𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒆𝒔𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒂̀.
Simplement, elle s’est déplacée.
Je ne cherche plus uniquement à comprendre le vivant.
Je cherche à comprendre ce qui nous aide à vivre une vie plus consciente, plus libre et plus sereine.
Le yoga a profondément nourri cette réflexion.
Mais il ne l’a pas remplacée.
Il est venu éclairer une manière de voir le monde que je portais déjà en moi.
𝑱’𝒂𝒊 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒊𝒎𝒆́ 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒓𝒐𝒏𝒕𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒅𝒆́𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒕𝒐̂𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒔𝒊𝒓 𝒖𝒏 𝒄𝒂𝒎𝒑.
En science, je lisais des auteurs parfois opposés (ex : Dawkins/Gould), cherchant moins à savoir lequel avait raison qu’à comprendre ce que chacun pouvait apporter à notre compréhension du vivant.
Aujourd’hui, j’aborde les Yoga Sutras, l’Ayurveda ou les grands textes de la philosophie indienne avec le même état d’esprit.
Je crois profondément que développer son discernement est plus important que chercher une vérité unique.
Les grands textes du yoga sont riches justement parce qu’ils ont été commentés, discutés et réinterprétés pendant près de deux mille ans.
Ils ne demandent pas d’être crus.
Ils invitent à être étudiés, expérimentés et vécus.
𝑳𝒆 𝒎𝒐𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒋𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒆̀𝒕𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒂𝒃𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒎𝒆𝒔 𝒔𝒆́𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒆𝒓𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕.
Observer avant de conclure.
Observer avant de réagir.
Observer avant de vouloir changer.
Pour moi, le yoga n’est pas une accumulation de connaissances.
C’est une philosophie qui se pratique.
Chaque respiration, chaque posture, chaque méditation, chaque moment d’observation devient une occasion d’apprendre à répondre un peu plus consciemment à ce que la vie nous présente.
𝑫𝒆𝒖𝒙 𝒗𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒈𝒖𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒎𝒂 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒅’𝒆𝒏𝒔𝒆𝒊𝒈𝒏𝒆𝒓.
𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́.
Non pas faire tout ce que l’on veut.
Mais devenir suffisamment libre pour vivre en accord avec ses valeurs plutôt qu’en réaction à ses peurs, à ses blessures ou aux attentes des autres.
𝐋𝐚 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞.
Envers les autres, bien sûr.
Mais aussi envers soi-même.
Apprendre à avancer avec exigence, sans violence.
Je crois que la liberté sans bienveillance peut devenir de l’égoïsme.
Et que la bienveillance sans liberté peut conduire à s’oublier soi-même.
Ensemble, elles dessinent une manière d’habiter sa vie.
𝑼𝒏𝒆 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆 𝒊𝒅𝒆́𝒆 𝒎𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒂𝒊̂𝒕 𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒍𝒍𝒆 : 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒔𝒑𝒐𝒏𝒔𝒂𝒃𝒊𝒍𝒊𝒕𝒆́.
Je ne crois pas que nous soyons responsables de tout ce qui nous arrive.
En revanche, je crois profondément que nous sommes responsables de ce que nous décidons d’en faire à partir d’aujourd’hui.
Nous avons tous une histoire.
Des blessures.
Des conditionnements.
Ils expliquent une partie de notre fonctionnement.
Mais ils ne sont pas obligés de définir toute notre vie.
Le yoga nous offre justement un espace entre ce qui nous arrive et la manière dont nous choisissons d’y répondre.
C’est dans cet espace que naît notre liberté.
𝑨𝒖 𝒇𝒊𝒍 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒏 𝒄𝒉𝒆𝒎𝒊𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒋’𝒂𝒊 𝒅𝒆́𝒄𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝑷𝒖𝒓𝒖𝒔𝒉𝒂𝒓𝒕𝒉𝒂𝒔, 𝒍𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒂𝒕𝒓𝒆 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒔 𝒐𝒃𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒉𝒊𝒍𝒐𝒔𝒐𝒑𝒉𝒊𝒆 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆.
J’ai été touchée de constater qu’ils mettaient des mots sur quelque chose que je cherchais déjà à transmettre.
Dharma m’invite à vivre en accord avec mes valeurs.
Artha me rappelle qu’il est légitime de construire les ressources nécessaires pour vivre cette vie.
Kama me rappelle de ne pas oublier la beauté, les relations, la nature, les plaisirs simples et la joie.
Et Moksha me rappelle que la véritable liberté est avant tout intérieure.
Je ne vois pas ces quatre objectifs comme des règles.
Je les vois comme une boussole.
𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒅𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒒𝒖𝒆 𝒋𝒆 𝒏𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒊𝒅𝒆̀𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒍𝒆 𝒚𝒐𝒈𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒖𝒏𝒆 𝒇𝒊𝒏.
Le yoga est un chemin.
L’Ayurveda est un chemin.
La méditation est un chemin.
La nutrition est un chemin.
Le mouvement est un chemin.
Tous ces outils poursuivent, à mes yeux, le même objectif.
Nous aider à vivre une vie davantage guidée par nos valeurs que par nos conditionnements.
𝑱𝒆 𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒉𝒂𝒊𝒕𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒎𝒐𝒏 𝒄𝒉𝒆𝒎𝒊𝒏 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒓𝒕𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝒔𝒂𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕 𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒐𝒔𝒆𝒔.
J’aimerais qu’elles repartent en se connaissant un peu mieux.
Qu’elles développent leur discernement.
Qu’elles découvrent qu’il est possible d’observer leurs habitudes plutôt que de les subir.
Qu’elles retrouvent progressivement la liberté de choisir la vie qu’elles souhaitent mener.
Car je crois profondément que nous ne choisissons pas toujours ce que la vie nous donne.
Mais nous pouvons apprendre à choisir la manière dont nous y répondons.
Et pour moi, c’est peut-être cela, le véritable objectif du yoga.
𝑱𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒉𝒂𝒊𝒕𝒆 𝒕𝒆𝒓𝒎𝒊𝒏𝒆𝒓 𝒑𝒂𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆 𝒓𝒆𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒆𝒏𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒅𝒆𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒔𝒆𝒊𝒈𝒏𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒐𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆́ 𝒎𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒊 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒐𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒔 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒐𝒑 𝒕𝒐̂𝒕.
𝐀̀ 𝐈𝐬𝐚𝐛𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐎𝐥𝐢𝐯𝐢𝐞𝐫𝐢, qui m’a fait découvrir toute l’ampleur de la biologie évolutive et qui m’a transmis le goût de la recherche, de la rigueur scientifique et de la compréhension du vivant.
𝐀̀ 𝐏𝐚𝐧𝐤𝐚𝐣 𝐒𝐚𝐢𝐧𝐢, qui m’a révélé la profondeur du yoga, de l’Ayurveda et de la philosophie indienne. Il m’a appris que ces enseignements ne sont pas seulement des connaissances à acquérir, mais des chemins de transformation qui nous invitent à développer notre discernement, à nous libérer progressivement de nos conditionnements et à vivre une vie plus alignée avec nos valeurs.
𝐈𝐥𝐬 𝐦’𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮’𝐮𝐧 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫. 𝐈𝐥𝐬 𝐦’𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞. 𝐋𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐦’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞.
